Dans le silence du noir
Elle semble d’abord muette.
Une surface dense, presque fermée, où le noir s’impose comme une évidence. Comme si rien ne devait en sortir.
Mais en s’approchant, le regard hésite. Il glisse, accroche, repart. Les lignes ne sont pas sages. Elles vibrent, se heurtent, se répètent sans jamais vraiment se reproduire. Ce sont des fragments, des rythmes brisés, une mémoire en morceaux — des lignes fracturées.
Ici, rien n’a été laissé au hasard. Chaque tesselle de pâte de verre a été posée comme une empreinte, une trace volontaire. Certaines accrochent la lumière, d’autres l’absorbent, la retiennent, la transforment. Le noir devient alors matière vivante, comme dans l’univers de Pierre Soulages, où la lumière ne se peint pas, mais se révèle.
Et puis, presque en secret, le bleu apparaît.
Un bleu profond, discret, qui ne se livre qu’à ceux qui prennent le temps. Il se confond avec le noir, s’y cache, s’y fond. Par moments, il affleure — comme un souffle sous la surface, une respiration contenue. On ne sait plus s’il est reflet ou couleur réelle.
La mosaïque ne laisse aucune échappée. Le cadre la serre, la contient, sans respiration autour. Comme si l’œuvre refusait toute fuite, toute distance. Elle est là, entière, compacte, assumée. On ne la regarde pas de loin — on y entre.
C’est une œuvre de tension et de profondeur.
Un territoire de matière et de lumière.
Un espace où le noir n’est jamais tout à fait noir.
Installée dans un cadre de 36,5X36,5 cm fabriqué en France.
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SKU : 26015
300,00€Prix
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